Le But

Le but de Planet Vision est de permettre aux enfants du Togo d’accomplir leur scolarité dans les meilleures conditions visuelles possibles en collaboration avec les ministères de la santé et de l’éducation du pays

Planet-Vision est une association suisse. Ses membres sont des professionnels de la santé oculaire (ophtalmologues, opticiens), et aussi du domaine juridique et de la gestion de projets. Ils sont tous connaisseurs des problèmes de cécité et de malvoyance à résoudre dans les pays en développement, en particulier en Afrique. 

Le défi

Le Togo est un pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, d’environ 8 millions d’habitants. La moitié de la population est âgée de moins de 20 ans.

Des moyens considérés comme simples en Europe (lunettes), ne sont déjà pas accessibles aux enfants démunis de la capitale Lomé où se trouvent la majorité des opticiens togolais. Ces disparités sont encore accentuées en dehors de la capitale, dans le reste du pays : la pauvreté des habitants y est en général plus grande, et les services optiques quasi inexistants.

Imaginez un enfant souffrant de troubles de la vue. Il est assis au fond d’une classe mal éclairée, composée souvent de 90 à 130 élèves : il se heurte à des difficultés supplémentaires, insurmontables pour lui. Il n’en identifie pas forcément les raisons. Il ne pourra pas accomplir le parcours scolaire déjà ardu, rencontré couramment dans le pays.

On a pu établir qu’environ 100’000 enfants devraient être équipés de lunettes au Togo.

Un personnel local spécialisé en ophtalmologie et en optométrie est disponible sur le terrain, motivé pour des campagnes de dépistage des troubles de la vision. Ces campagnes seraient souhaitables dans toutes  les écoles du pays. 

Le problème

Le nombre de personnel spécialisé est actuellement en quantité insuffisante pour pouvoir s’occuper de tous les élèves du pays. En 2019 seulement 25’000 enfants ont pu être dépistés, et 900 lunettes délivrées, au lieu des 100’000 nécessaires.

Le prix d’une paire de lunettes adaptée représente dans la plupart des cas une dépense exorbitante, jugée inutile par beaucoup de parents. 

Et  les services de la capitale sont éloignés des nombreux enfants des régions périphériques. 

La stratégie

Les services doivent se rapprocher des enfants à dépister, et à équiper le cas échéant. Des véhicules et instruments adaptés à ce rapprochement ont été développés de façon originale, et déployés dans ce but, avec des adaptations récentes encore plus fonctionnelles.  

Le coût des lunettes est actuellement supporté par les fonds de l’association, les lunettes sont remises  gratuitement aux enfants.

Un soutien financier externe est donc une nécessité pour la poursuite de ces activités dites de la « Caravane optique » dans le cadre du ministère de la santé. C’est  sa branche  du programme national de lutte contre la cécité (PNLC) qui en est chargée. Ce financement est issu de collectes de fonds de l’association Planet Vision basée en Suisse. 

Un recouvrement des coûts partiel est effectif dans la capitale : c’est par la vente de lunettes adaptées aux adultes en ayant besoin au niveau de Lomé.

La vision

Pour la durabilité du dépistage scolaire des troubles visuels, la création d’une entreprise sociale locale est envisagée, qui pourrait faire face aux nombre de lunettes requises et être la source du financement sur le long terme.