Planet-Vision est une association dont le but depuis 2017 est de permettre  aux enfants du Togo d’accomplir leur scolarité dans les meilleures conditions visuelles possibles, en collaboration avec les ministères de la santé et de l’éducation du pays.

Les membres de l’association sont des professionnels de la santé oculaire (ophtalmologues, opticiens), et aussi du domaine juridique et de la gestion de projets, tous connaisseurs des problèmes de cécité et de malvoyance à résoudre dans les pays en développement.

Le Togo est un pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, d’environ 8 M d’habitants, dont la moitié est âgée de moins de 20 ans.

Des moyens considérés comme simples en Europe (lunettes), ne sont déjà pas accessibles aux enfants démunis de la capitale Lomé où se trouvent la majorité des opticiens togolais. Ces disparités sont encore accentuées en dehors de la capitale, dans le reste du pays : la pauvreté des habitants y est encore plus grande, et les services optiques quasi inexistants.

Un enfant assis au fond d’une classe composée souvent de 90 à 130 élèves, souffrant de troubles de la vue, ne pourra pas accomplir un parcours scolaire considéré comme normal dans le pays.

On a pu établir qu’environ 100’000 enfants devraient être équipés de lunettes au Togo.

Un personnel local spécialisé en ophtalmologie et en optométrie est disponible sur le terrain, motivé pour des campagnes de dépistage des troubles de la vision rendues possibles par le projet dans les écoles. Ce personnel est actuellement en quantité insuffisante pour s’occuper de tous les élèves du pays. En 2019 seulement 25’000 enfants ont pu être dépistés, et 900 lunettes délivrées.

Comme le prix d’une paire de lunettes est dans la plupart des cas inaccessible aux parents de l’enfant, les lunettes sont fournies gratuitement par le projet.

Comme les services de la capitale sont éloignés des nombreux enfants des régions périphériques, c’est au service à se rapprocher d’eux. Des véhicules et instruments adaptés ont été déployés dans ce but, avec des développements récents plus fonctionnels.

Un soutien financier externe est actuellement une nécessité pour la poursuite de ces activités dites de la « caravane optique » dans le cadre du ministère de la santé, et plus spécifiquement à destination uniquement du programme national de lutte contre la cécité (PNLC). Un recouvrement des coûts partiel est effectif dans la capitale : c’est par la vente de lunettes adaptées aux adultes en ayant besoin, le reste du financement est assumé par l’association Planet Vision basée en Suisse. Pour la durabilité du dépistage scolaire des troubles visuels, la création d’une entreprise sociale locale est envisagée, qui pourrait en être la source de financement sur le long terme.