La santé oculaire

Les services de soins oculaires au Togo sont soit en mains étatiques pour leur plus grande part, soit en mains privées. Surtout dans la capitale, ou encore confessionnelles.

L’université de Lomé comporte une chaire pour la formation de spécialistes en ophtalmologie. Par le passé c’étaient des infirmiers qui ont reçu une formation complémentaire pour devenir des techniciens supérieurs en ophtalmologie (TSO). Actuellement il s’agit de la spécialisation de médecins en ophtalmologie. 

Le programme national de lutte contre la cécité (PNLC) est partie intégrante du Ministère de la santé et de l’intégration sociale. Son responsable actuel est le Dr Yawo Prempe, chargé de l’organisation des soins oculaires dans le pays dans ce cadre du Ministère de la Santé.

Chacune des 5 régions administratives comprend en principe une ou plusieurs antennes équipées en matériel destiné à l’examen ophtalmologique. Des patients peuvent y être examinés par un TSO, et/ou par un médecin spécialiste, et y être traités, opérés ou référés dans un centre plus important le cas échéant.

Dans les pays pauvres, ce sont les troubles de réfraction non corrigés qui représentent la première cause de déficience visuelle (150 mio. de personnes, dont 19 mio d’enfants). Ce sont des astigmatismes, des myopies, des hypermétropies et des presbyties, ces dernières pour l’adulte dès 40 ans.

Planet Vision poursuit avec son action les mêmes objectifs que l’OMS dans  son programme VISION 2020  concernant  les cécités évitables. Sa mission consiste à dépister les pathologies oculaires et les troubles de la réfraction chez les enfants des pays défavorisés, son action est focalisée au Togo actuellement.

Au Togo, la prévalence réelle de l’amétropie n’est pas encore connue très précisément. Une étude régionale réalisée en milieu scolaire en 2011 a révélé que 6,5% des élèves avaient une amétropie avec une acuité visuelle du meilleur œil inférieur à 7/10.  Les statistiques récentes issues du projet actuel rabaissent ce chiffre à 2-3% de la population d’âge scolaire, variable suivant les régions, soit environ 100’000 enfants nécessitant une correction optique dans le pays.